Burkina Faso : Diendéré et Bassolé échappent à la prison à vie

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, les cerveaux présumés du coup d'Etat sont condamnés à 20 et 10 ans de prison ferme

Le verdict est désormais connu. Les deux généraux, Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé sont condamnés respectivement à 20 et 10 ans de prison ferme. Autrement dit, ils échappent à la prison à vie. C’est en effet ce que le parquet militaire avait requis contre ces deux, considérés comme les cerveaux du coup d’Etat perpétré en septembre 2015 contre le gouvernement de la transition. Les juges ne sont donc pas allés dans le même sens que le parquet.

Cependant, le général Diendéré, président du Conseil national pour la démocratie, organe dirigeant des putschistes à l’époque, est reconnu coupable des faits d’attentats contre la sûreté de l’Etat, meurtres, coups et blessures, et coupables pour faits de guerre. Il a été par ailleurs déchu de sa décoration de Commandeur de l’ordre national. Quant au général Bassolé, il est reconnu coupable des faits de trahison. Le Tribunal a cependant estimé non constitués, les faits pour complicité d’attention à la sûreté de l’État, meurtres, coups et blessures. Mais il a été aussi déchu de la décoration du grand officier de l’ordre national (l’ordre national étant la distinction la plus élevée au Burkina Faso).

Réconcilions nationale et question sécuritaire

Les juges au Tribunal ont-ils pris en compte la question de la réconciliation nationale et de la question sécuritaire dans leur prise de décision en n’allant pas dans le sens du parquet ? En tout cas, certaines personnes pensent que « l’issue du procès devrait également permettre d’amorcer un début de réconciliation au Burkina, toujours divisé depuis la chute de Compaoré, en vue de l’élection présidentielle de 2020, et de ressouder les liens au sein de l’armée, fortement ébranlée par le putsch manqué et dont la hiérarchie a largement été mise en cause. » D’autre part, avec la question sécuritaire, une certaine opinion burkinabè pense que la réintégration dans l’armée des officiers de l’ex-régiment de sécurité présidentiel, dissout le 25 septembre 2016, peut être utile dans la lutte contre le terrorisme.

Hakili Times

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