Burkina Faso : l’aéroport de Bobo Dioulasso sera érigé en un hub sous régional selon le gouvernement

Aéroport de Bobo Dioulasso. © Sidwaya

Le gouvernement burkinabè est dans une dynamique de faire de l’aéroport international de Bobo Dioulasso un hub sous régional. Une ambition qui s’inscrit dans un partenariat avec un allié « stratégique »

L’aéroport international de Bobo Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso, peine à décoller de l’avis de personnes averties. Les chiffres du trafic sont à la traîne depuis un bon moment. Difficile tout de même de déterminer une cause de la morosité de l’aéroport de Bobo Dioulasso. La question a cependant occupé une place importante le 14 octobre 2019 lors de la rencontre nationale Etat/Secteur privé (tenue du 14-15 octobre à Bobo Dioulasso autour du thème central « Stratégies d’intégration des entreprises burkinabè dans les chaines de valeurs nationales, régionales et internationales ».)

La préoccupation a concerné la modernisation de cet aéroport. Ainsi, le gouvernement a souligné, au sujet de cette question, qu’une stratégie de développement de l’avion civile existe et que le code de l’avion civile a été modifié afin de mettre à niveau les aéroports internationaux de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. L’exécutif a fait savoir que « la réalisation de l’aéroport international de Donsin Donsin (à environ 30 km au Nord de la ville de Ouagadougou) est en cours et la réhabilitation de celui de Bobo Dioulasso interviendra incessamment. »

Depuis le 21 décembre 2018, Air Burkina dessert quotidiennement la capitale économique burkinabè. Ce qui a donné à son aéroport un certain dynamisme. Le gouvernement a ainsi fait savoir qu’un « plan de relance » de la compagnie a été adopté et la flotte sera réalisé. A cet effet, « un allié stratégique » a été trouvé pour agrandir la compagnie et un « protocole » sera signé avec cet allié. Celui-ci compte « faire de l’aéroport de Bobo Dioulasso un hub sous régional où tous les vols du monde y transitent. » a déclaré le gouvernement burkinabè.

Un atout, la proximité géographique avec d’autres pays

Dans les années 1990, selon le commandant dudit aéroport, Jean Marie Konkisré (dans le domaine de la navigation aérienne depuis 1997), il y avait beaucoup plus de trafic que maintenant. « J’ai vu Air Ivoire, Air Mali, d’autres avions en provenance d’Afrique du Sud (…). Rares sont les avions qui ne peuvent pas être reçus à l’aéroport de Bobo-Dioulasso. Même le plus gros avion du monde, l’Antonov 225 (AN-225) a déjà foulé [la] piste. En matière d’équipements, nous n’envions personne. » C’est ainsi que se remémorait et se félicitait Jean Marie Konkisré dans un article de nos confrères de Sidwaya publié en septembre 2019.

Quoi qu’il en soit, l’aéroport de Bobo-Dioulasso, dégage un « atout important » selon certains experts. Il s’agit de sa proximité géographique avec de nombreux pays de la sous-région. En faire un hub sous régional va donc de soi.

Basidou KINDA

 

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