Burkina Faso : le verdict du coup d’Etat échoué attendu ce lundi 2 septembre

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, les cerveaux présumés du coup d'Etat sont condamnés à 20 et 10 ans de prison ferme

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, présumés cerveaux du coup d’Etat et les 82 autres accusés sont-ils coupables ou non coupables ? C’est tout l’enjeu du verdict du procès de 18 mois d’audience. Les juges du tribunal militaire devront répondre à la question posée et prononcé les peines y relatif dans le cas où la culpabilité des accusés est établie.

Dans son réquisitoire, le parquet militaire, lui, a requis la prison à vie contre les généraux Diendéré et Bassolé, accusés notamment de « trahison » et « meurtre ». La procureure militaire Pascaline Zoungrana, a estimé dans son réquisitoire que « Diendéré est l’instigateur principal du coup d’Etat et Bassolé a aidé à préparer (…) le coup d’Etat ». Tout naturellement, les deux accusés ont réfuté ces accusations. Comme l’a déclaré Diendéré à la barre : « Je n’ai ni commandité, ni planifié, ni organisé, ni exécuté. » Toutefois, c’est lui qui a dirigé le Conseil national pour la démocratie, l’organe dirigeant des putschistes.

Par ailleurs, le parquet a requis des peines de 25 ans de prison contre la dizaine de militaires membres du commando qui avait arrêté les membres du gouvernement de transition.

Quinze ans d’emprisonnement ont été requis contre le lieutenant-colonel Mamadou Bamba qui avait lu à la télévision le communiqué des putschistes, ainsi que contre cinq autres accusés. Pour le reste des accusés, la procureure a demandé des peines plus légères, entre 15 mois avec sursis et cinq ans ferme, ainsi qu’une relaxe pour deux autres accusés.

Le 16 septembre 2015, le régiment de sécurité présidentielle (RSP, dissout le 25 septembre) a renversé le gouvernement de la Transition mis en place après la chute du pouvoir de Blaise Compaoré le 31 octobre 2014. La mobilisation populaire, pendant une dizaine de jours, appuyé par la suite par l’armée loyaliste, avait fini par mettre en échec le Conseil national pour la démocratie. Cela au prix du sang. Au moins quatorze personnes ont perdu la vie et 270 ont été blessées.

 Basidou KINDA

 

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