Burkina Faso : Marathon international pour l’humanité, pari gagné à Bobo Dioulasso

Simporé Inoussa et Tindé Samatou, grands lauréats de la première édition du marathon international Lafi de Sya © DR/afriyelba.net

Dimanche 22 septembre 2019 a été un grand jour sportif à Bobo Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso. Elle a tenu le pari de l’organisation du marathon international pour l’humanité.

Première du genre dans la ville de Sya, la compétition a mobilisé plus de 250 athlètes venus de plusieurs horizons du Burkina.

C’est le ministre burkinabè des sports et des loisirs, Daouda Azoupiou, patron de la cérémonie, qui a donné le top départ en présence de Adama Doumbia, représentant le ministre ivoirien des sports, Paulin Claude Danho, Co-patron dudit marathon.

L’histoire retiendra que c’est Inoussa Simporé, 27 ans, étudiant venu de Ouagadougou, qui a été le premier lauréat de cette compétition. Plus endurant que les autres, il a bouclé le circuit des 21 km en 1h13mn. Il remporte ainsi la somme de 500 000 fcfa. « C’est une fierté d’être le premier lauréat de ce marathon » déclare-t-il. Lui qui n’a pas eu suffisamment du temps pour s’entrainer selon ses dires. Ce n’est toutefois pas surprenant pour quelqu’un qui s’est fait un nom dans beaucoup d’autres marathons au Burkina et ailleurs. Il se prépare d’ailleurs pour le marathon de Côte d’Ivoire en novembre prochain.

Bien que 7e du classement général, Samatou Tindé a également inscrit son nom dans l’histoire de cette compétition. Celle qui doit faire la classe de 1re à la rentrée prochaine (octobre) à Bobo s’est imposée première des filles. Une performance qui lui a donné droit à 200 000 fcfa en plus de 10 000 fcfa pour son rang au classement général. Son secret, confie-t-elle, c’est l’entrainement. « Dans la semaine, je m’entrainais quatre à cinq fois par jour » a-t-elle expliqué.

Esprit saint dans un corps saint égale paix

« C’est une réussite totale du point de vue compétitif, c’est aussi une réussite du point de vue sportif » a déclaré le ministre Azoupiou. Pour lui, le marathon international Lafi de Sya fait partie des initiatives qui permettent « d’implémenter la politique nationale du sport au Burkina Faso. » D’où « ses félicitations » adressées à Aïcha Dabré promotrice de la compétition. Le sponsor officiel, Lafi qui dit soutenir le sport en associant son image au marathon avoue : « nous avons cru en ce projet. »

« Nos deux pays sont liés par le traité d’amitié et de coopération (TAC) » a fait savoir le conseiller technique Adama Doumbia. Du fait d’avoir été associé à ce marathon cela constitue un gage permettant aux ministères des sports du Burkina et de la Côte d’Ivoire d’« élargir les sillons déjà tracés par [leurs] gouvernants. »

Au regard du contexte sécuritaire dans la sous-région, M. Doumbia a salué la pertinence du thème du marathon (Ensemble pour un monde solidaire et de paix). La compétition s’est déroulée « sans distinction, d’idéologie, ni différence d’ethnie » a-t- apprécié avant d’ajouter : « que par le sport nous puissions laver les clivages ».

A juste titre, le marathon pour l’humanité s’est tenu au lendemain de la journée internationale de la paix. A travers donc ce sport, c’est la quête d’une « solidarité pour un monde meilleur et un Burkina de paix » qui est recherchée, explique ainsi Aïcha Dabré, l’esprit de sa démarche.

Basidou KINDA

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