L’économie du Burkina est « compétitive » malgré le contexte difficile, estime Christophe Dabiré

Le Premier ministre burkinabè, Christophe Dabiré, a présenté ce 19 mai 2020 la situation de la nation. Il atteste que malgré le contexte socio-sécuritaire difficile, la stabilité économique du pays est indéniable.

En 2019, le taux de croissance économique est ressorti à 5,7%. Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevés de la sous-région. Notons que pour 2020, le taux de croissance était estimé à 6,3%. Cependant, la pandémie du Coronavirus a chamboulé la donne. Le taux de croissance en 2020 chute à 2%.

Pour le Premier ministre Christophe Dabiré, le taux de croissance au cours de l’année 2019 traduit la « compétitivité » de l’économie burkinabè. Pour s’en convaincre, il faut référence au rapport sur l’état du secteur privé en 2019, de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso. Ce document note que le nombre d’entreprises créées au Burkina l’année dernière a connu une hausse de 5%. De même, l’afflux des investissements directs étrangers s’est inscrit en légère hausse par rapport à son niveau de l’année précédente.

La concrétisation de la Banque agricole du Faso

Dans le secteur agricole, la production céréalière de la campagne agricole 2019/2020 s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes. Cette production est en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes.

Des progrès ont été enregistrés dans le sens de la concrétisation de certains des projets structurants du secteur agricole que sont, l’unité de production d’engrais minéraux à base de phosphate et l’unité de montage de tracteurs et de motoculteurs qui pourraient voir leur aboutissement dès cette année 2020.

L’autre fait majeur est l’opérationnalisation de la Banque agricole du Faso (BADF). Celle-ci a vu connu fonctionnement effectif, en 2019, à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. La BADF a été dotée d’un capital de 14,28 milliards de FCFA

Au niveau des Ressources animales, l’action du Gouvernement s’inscrit dans deux directions : l’accroissement de la productivité et la valorisation de la production. De ce fait, il a été réalisé des parcs de vaccination, des puits pastoraux et les travaux de l’abattoir moderne de Ouahigouya et de Tenkodogo qui sont en cours de réalisation.

En matière donc d’exportation de produits animaux, en 2019, il s’agit de 44 008 Bovins (têtes), 52 779 Ovins (têtes), 67 846 Caprins (têtes), 20 007,34 tonnes de Viande, 25 521de Cuirs et 85 583 Peaux.

Quant aux produits animaux transformés, on note 1 597 506 litres de lait et 306 925 Kg de miel.

Tout chose qui montre l’importance du secteur agro-pastoral au Burkina Faso. Des mesures de soutien à la relance de l’économie, dans le cadre la lutte contre le Coronavirus, il est prévu l’acquisition, pour cette année 2020, d’intrants agricoles et d’aliments pour bétail pour le soutien à la production vivrière et pastorale d’un montant de 30 milliards de Fcfa.

29,85 milliards au titre du fonds minier

Le secteur minier, lui, a connu l’entrée en activité de trois nouvelles mines industrielles. Ce qui porte la production d’or à 50 tonnes en 2019. Cette performance aurait certainement été meilleure, regrette M. Dabiré, si le secteur n’avait pas connu des difficultés liées aux attaques terroristes et aux mouvements d’humeur de certaines populations riveraines. Qu’à cela ne tienne, le Premier ministre note un progrès tangible enregistré dans le secteur. Il s’agit de l’opérationnalisation du Fonds minier de développement local (FMDL).

En effet, un arrêté a été pris sur le reversement des taxes aux collectivités bénéficiaires et la répartition du FMDL au titre de l’année 2018 et de la taxe superficiaire au titre de 2018 a été effective. A partir de 2020, le paiement de 1% du chiffre d’affaires s’appliquera. Le montant total reparti au titre du 1er et du second semestre 2019 est de 29,85 milliards de Fcfa.

 Edjo KANKO

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici